Mardi 10 février 2009

Les blessures font les rêves où l’orfèvre est déçu. Un idéal en or et cela ne dure. Voilà qu’il me susurre : « ça, c’est Sirius ». Et le temps avance, des fontes et des gelées. Et le temps avance, où l’envie est biaisée. Absurde ? Oui, de vérité. Reste à t’embrasser. L’aimé. Mais moi - au fond du lit les blessures font les rêves où l’orfèvre est déçu. Sa création s’enfuit ! La fièvre de l’or – je ne l’ai plus. Au reniement, comme l’étranger méprisable, d’avoir choisi son camp – l’intuition. L’or est l’esprit prétend-t-il non. L’amitié n’est qu’un long chantage et l’idéal


Un trompe-l’œil.


Des années de partage pour finir en souvenirs. L’éphémère, au seuil  de l’aurore, rêve de caresser la rosée et se rompt brutalement au dernier rayon de lune.


Deux êtres confondus se morfondent.

Jusqu’au rire, avec l’autre.


Il faut bien oublier.

Par Marine Dhermy - Publié dans : poésie
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